C'est la rentrée - Interview #5 : Sebastien Ruchet

Publié le par Syndrome à 101%

Bonjour les campeurs !

Cet été ne fut pas très fructueux en terme de contenu mais c'est fini maintenant.

Comme c'est le jour de mon anniversaire, c'est à moi de vous faire un cadeau, et je vous offre une jolie interview de Sebastien Ruchet, le directeur de la Chaine Nolife ! 

 

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32GB : Salut Sébastien ! Pour ceux qui ne vous connaissent pas, vous êtes Sébastien Ruchet, directeur de la Chaine Nolife. Pouvez vous nous parlez de vous ?

S.RUCHET : Bonjour ! Je m’appelle Sébastien et je m’occupe de la paperasse à la chaîne Nolife. : )

32GB : Nolife, c'est un rêve de gosse ? Un fantasme de Geek ?

S.RUCHET : Je pense qu’aucun gosse ne rêve de devenir patron de chaîne de télé. : )
En général, on rêve plutôt d’être cosmonaute, pompier ou super hero.
Il s’agit plutôt d’un concours de circonstance.

Alex Pilot et moi-même avions monté ensemble une société de production audiovisuelle, donc nous travaillions déjà pour la télé.

En 2006 nous avons entendu parler d’offres à petit prix pour diffuser des chaînes de télé vers les opérateurs ADSL, ces derniers étant dynamiques et en recherche de nouveaux contenus.

Nous avons alors tout de suite rêvé d’une chaîne où nous pourrions parler de nos passions : les jeux vidéo, la culture pop japonaise, la musique…

Bien sûr, nous nous disions que ce n’était sûrement pas possible. Mais nous nous sommes quand même renseignés, et nous n’avons pas trouvé d’obstacles majeurs.

Du coup, nous l’avons fait. 

32GB : Comment les gens ont réagis à l'idée de créer une telle chaine à partir de "rien" pour ainsi dire ?

S.RUCHET : Je pense que cela a surpris pas mal de monde, car c’était (en tout état de cause) audacieux !
Nous-mêmes n’étions pas certains de tenir très longtemps.

Mais on a réfléchit et on s’est dit : « OK, on a de grande chance de se planter, mais si on ne tente pas cette aventure maintenant, on va le regretter toute notre vie ».

32GB :  Après 4 ans d'activité non-stop, comment vous sentez-vous au sein de la chaine ? Quels sont vos sentiments ?

S.RUCHET : Ces 4 ans ont été 4 ans de travail intense sur le fil du rasoir. Je ne compte plus les fois où on s’est dit : « c’est foutu, on ne passera pas le mois ». C’était parfois un peu déprimant. Mais aujourd’hui, je me dis qu’on a des chance de ne pas mourir tout de suite. Et ça, c’est super ! 

32GB : Nous savons tous qu'il y a eu quelques difficultés qui ont mis la chaine en péril, avez-vous déjà été découragé par moment ?

S.RUCHET : Oui, car Nolife reste une toute petite société très fragile.

Dès le début, nous voulions mettre en place un modèle économique qui fasse vivre la chaîne de la publicité. Et 4 ans plus tard, ça se met enfin en place.

En attendant, nous sommes soutenus par les abonnements des téléspectateurs. La chaîne est gratuite sur les réseaux ADSL, mais les gens peuvent s’abonner s’ils le désirent au service de télé de rattrapage disponible sur le site web de la chaîne.
C’est un service pratique pour les téléspectateurs, et c’est très important car c’est grâce à cela que la chaîne est encore en vie.

32GB : Vous avez une très grande communauté de Fan partout en France, comment réagissez-vous à l'engouement que les fans vous témoignent ? 

S.RUCHET : On reçoit beaucoup de retours et de témoignages, dont certains extrêmement touchants.
C’est important pour nous d’essayer d’en être digne !

32GB : Comment les artistes et publiques Japonais réagissent à la diffusion de leurs clips sur une chaine française ? Pensez-vous que ça les encourages à de plus en plus exporter leurs médias et leurs productions ?

S.RUCHET : Ça dépend complètement des artistes. Certains sont ravis, d’autres moins intéressés…

Il faut voir que de leur point de vue, nous ne sommes qu’une toute petite chaîne étrangère, et ce n’est pas toujours facile de les convaincre.
Mais on y travaille dur, et de plus en plus de labels nous font confiance.
Nous aimons la musique japonaise, et nous faisons de notre mieux pour qu’elle soit plus connue en France.

32GB : Comment voyez-vous l'avenir de la chaine ?

S. RUCHET : Même si aujourd’hui, nous sommes encore très fragiles, je pense que nous arriverons finalement à solidifier la chaîne et à avoir plus de moyens.
Il y a beaucoup de projets que nous avons envie de réaliser à l’avenir.

Mais il faut encore une certaine patience. : )

32GB : Quelles sont les raisons qui vous pousse à vous battre autant pour Nolife et pour la communauté qui regarde la chaine ?

S.RUCHET : Sur Nolife, nous parlons de sujets qui nous tiennent à cœur et qui sont souvent traités avec bien peu de respect à la télévision traditionnelle.

Les jeux vidéo, l’animation japonaise, les mangas ou encore les jeux de rôles sont des sujets de prédilections pour des reportages au ton souvent condescendant, moqueur, voir alarmiste. 
Ça nous tenait à cœur de montrer que ce n’est pas une fatalité et qu’il est possible de faire une télé avec d’autres valeurs. Bref, une télé « qui ne fasse pas télé » comme on le dit souvent.
Nous pensons que ce que nous faisons est important, et que cela vaut le coup de se battre pour ça.
Et puis, autant le faire avec un peu d’humour et de second degré, ça ne fait jamais de mal !

32GB :  Merci Sébastien d'avoir répondu à nos questions, je vous laisse le mot de la fin !

S.RUCHET : Merci à vous ! N’hésitez pas à aller voir nos émissions sur notre télé de rattrapage : online.nolife-tv.com. Il y en a un paquet en accès gratuit. : )

Publié dans Interview

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Le Mouton Crétin 01/09/2011 10:45



C'est grand. C'est beau. C'est magnifique. J'applaudis avec toutes les parties de mon corps.